Les méthodes contraceptives
L’objectif de la contraception est d’empêcher la fécondation.
La contraception est le procédé s’opposant à la survenue d’une grossesse de façon temporaire et réversible.
Elle est hormonale ; administrée sous 2 formes :
Ø Contraceptifs oestro-progestatifs :
o Contraceptifs combinés,
o Contraceptifs séquentiels,
Ø Contraceptifs progestatifs :
o Contraceptifs micro dosés,
o Contraceptifs normo dosés.
Moyen de contraception qui s’oppose au passage des spermatozoïdes du vagin vers les voies génitales supérieures :
Ø Le diaphragme : c’est un disque souple en latex, bombé en coupole dont le pourtour est bordé par un ressort métallique plat ou une spirale en latex. Il y a toujours une crème spermicide utilisée en complément. Il se place au fond du vagin de façon à recouvrir le col de l’utérus,
Ø La cape : elle s’applique sur le col utérin 6 heures avant le rapport sexuel,
Ø Les spermicides : sous forme de comprimés, d’ovules, de crème ou de gel. Ils s’ introduisent au fond du vagin avant le rapport sexuel. Leur action est l’immobilisation et la destruction des spermatozoïdes,
Ø Les éponges vaginales : sous forme cylindriques et prête à l’emploi (déjà avec spermicide). L’application est faite avant le rapport sexuel et la durée de mise en place ne doit pas excéder 24h . Le retrait de l’éponge doit avoir lieu 2h après le dernier rapport.
Il s’agit de la pilule du lendemain et ne remplace pas une
contraception régulière.
Les dispositifs intra utérins :
Ø Stérilet en cuivre : efficace à 90% ; petit dispositif en matière plastique, en forme de T et sur la branche verticale s’enroule un fil de cuivre,
Ø Stérilet hormonale : pas de fil de cuivre mais un réservoir contenant un progestatif. Le réservoir est situé sur la tige verticale. Ce dispositif libère en permanence une très faible quantité de progestatif au sein de la cavité utérine. Comme il y a libération de progestérone en continue, il n’y a presque plus de règles. L’efficacité de cette méthode est de 90%,
Ø Les injections périodiques intra-musculaires : oestrogènes et progestérone ; une injection par mois. Leur action est d’inhiber l’ovulation ainsi que d’augmenter l’épaisseur de la glaire cervicale (bloque les spermatozoïdes) et bloque l’évolution de l’endomètre (pas de nidation),
Ø Les implants progestatifs sous cutanés : petits dispositifs placés sous la peau qui libère de la progestérone. Le progestatif passe en continue dans la circulation sanguine et assure un taux sanguin suffisant à l’effet contraceptif dès le 2eme jour et pendant 3 ans,
Ø La voie transdermique : les patchs oestro-progestatifs. Un patch par semaine et une semaine libre par mois,
Ø La voie transvaginale : elle est hormonale, se présente sous la forme d’un anneau vaginal souple qui contient des oestrogènes et de la progestérone.
Si l’avortement a lieu au cours du premier trimestre, toutes les contraceptions peuvent être utilisées.
Si l’avortement a lieu au cours du deuxième trimestre :
Ø Préservatifs,
Ø Spermicide,
Ø Méthodes progestatives,
Ø La stérilisation,
Ø Contraceptifs hormonaux.
6 semaines après l’interruption de grossesse au cours du deuxième trimestre, la femme peut utiliser une cape, une éponge ou un diaphragme.
Elle est fonction du choix du type d’allaitement (maternel ou non) :
Ø Chez la femme qui allaite : tout de suite après l’accouchement, utilisation de préservatifs ou de spermicide. Dès la 4eme semaine, possibilité de la pose d’un stérilet intra utérin. Dès la 6eme semaine peut avoir lieu la stérilisation et la contraception orale uniquement progestative. Dès le 6eme mois, contraception orale combinée, c’est à dire oestro-progestative,
Ø Chez la femme qui n’allaite pas : dès l’accouchement :
o Préservatifs et spermicide,
o Contraception orale uniquement progestative,
Dès la 4eme semaine :
o Dispositif intra utérin,
o Contraception orale combinée,
Dès la 6eme semaine :
o Stérilisation.
Ø Les condoms : fine gaines en caoutchouc ou en vinyle ou en produit naturel. On peut les traiter avec un spermicide pour augmenter leur efficacité. Sans ce spermicide, ils sont efficaces à 95% (également contre les maladies sexuellement transmissibles). Le gel à base d’eau est le seul gel compatible avec les préservatifs
Ø Elle est hormonale : administration de testostérone en excès qui produit une hyper testostéronémie permanente qui provoque la diminution progressive puis l’arrêt de la spermatogenèse.
Éviter les rapports sexuels durant la période de fécondabilité (ou période féconde).
Dans un cycle ovulatoire normal :
Ø Pendant les jours qui suivent les règles, la température basale se maintient autour de 36,5°C,
Ø Le décalage thermique survient vers le 14eme jour du cycle, il correspond à une augmentation de la température basale de 3 à 5 dixièmes de degré,
Ø La température va se maintenir élevée pendant une durée de 12 à 14 jours ; c’est le plateau thermique,
Ø La température diminue la veille ou le 1er jouir des règles du cycle suivant.
Elle reste à priori interdite. Néanmoins, elle est tolérée quand elle est pratiquée sous certaines conditions :
Ø 35 ans minimum pour les hommes,
Ø avoir au minimum 2 enfants,
Ø consultation du couple auprès d’un psychiatre pour vérifier la stabilité du couple et la validité de sa décision,
Ø le chirurgien doit informer l’homme de la technique de la vasectomie et de ses conséquences et à la femmes de la ligature des trompes ainsi que de ses conséquences. Cette 1ere consultation doit être suivie d’un délai de réflexion avant prise de décision.
Pour une vasectomie, il y a proposition de garder du sperme dans une banque de sperme. Lors de la vasectomie, il y a nécessité de protection des rapports jusqu’au spermogramme (6 semaines après l’intervention) de contrôle pour confirmation de la stérilité.
C’est la ligature des trompes de Fallope par pose d’anneaux de YOON ou par clips de POMMEROY.
Vasectomie : méthode de stérilisation.
Technique : résection des canaux déférents.